Racontes moi pourquoi tu guides des leaders à s’adapter au nouveau monde ?

Pour répondre à cette question, il est sans doute préférable que je partage avec vous un moment clé et l’histoire qui en a découlé afin de comprendre ce qui m’a amenée là où j’en suis maintenant. C’est-à-dire ce qui m’a amenée à devenir « imbattable » en matière de maîtrise de l’image identitaire publique afin d’aider les responsables politiques et économiques, et au-delà d’eux, tous ceux qui jouent un rôle majeur dans le développement de notre société à gagner grâce à leur authenticité.

J’ai toujours été extrêmement sensible à « l’injustice ».

J’ai toujours été extrêmement sensible à « l’injustice ». Ça m’est venu très tôt.

Sans doute parce qu’étant petite, j’ai eu la chance d’être sensibilisée aux méfaits des injustices de tous ordres. Héritage que je dois à mes parents, engagés de la 1ère heure dans ce type de combat et que je ne saurais jamais comment remercier de m’avoir transmis ces nobles valeurs.

Sans doute aussi parce que j’ai moi-même parfois ressenti cette blessure en moi.

Sans doute est-ce donc cette histoire qui m’a donné le courage de vouloir, à ma manière, contribuer à combattre les injustices que je rencontrais sur mon chemin. 

Ok. j’avais la fraîcheur de l’innocence. Je n’avais pas peur. Mais ils utilisaient la force et la peur pour « régner ».

Dès le collège, je commençais à défendre ceux qui, dans mon établissement, se faisait racketter. Je trouvais cela injuste. A l’époque, les « chefs » de banque ne me faisaient pas peur. Je m’amusais même à les affronter. Ok. j’avais la fraîcheur de l’innocence. Je n’avais pas peur. Mais ils utilisaient la force et la peur pour « régner ». Et moi, je trouvais cela injuste pour les autres. Cela m’apparaissait comme de l’abus de pouvoir.

Alors, quand j’ai découvert que même les « grands », en l’occurrence ici mon proviseur de collège « en était », et bien j’ai eu la même réaction ! Il utilisait son autorité pour nous faire baisser le regard quand il passait dans le couloir, nous “les jeunes”. Nous ne devions pas le regarder en face. Le jour où mes parents furent convoqués dans son bureau pour être avertis que leur fille était « une petite effrontée » pour avoir oser le regarder dans les yeux, j’ai eu comme la sensation que le monde ne tournait pas vraiment rond !

Très tôt j’ai donc été amenée à observer et à être sensibilisée par tout un tas d’événements qui me paraissaient « injustes ». C’était toujours quelque chose de douloureux.