Par définition, la légitimité d’un leader est définie, dans wikipédia (France), ainsi :

« Sa légitimité réside dans la qualité et le dynamisme de son leadership. Il se caractérise par son charisme et ses capacités d’orateur. Un leader est une personne dont les ambitions et l’activité sont liées à celles du groupe dans le but de satisfaire des objectifs communs»

Comment nous pouvons encore « rouler » sur une définition apparue en France dans les années 1900 ?

Aujourd’hui en France, nous mesurons toutefois encore bien souvent le « leader » à son « pouvoir » sur les autres, ainsi qu’à la quantité de « personnes » qui le suivent. Wikipédia définit encore le mot, en français, par « meneur ». Ce qui implique, nous en sommes conscients, des « suiveurs ». La Commission générale de terminologie et de néologie quant à elle recommande l’usage du terme : « Chef de file » !

Le monde a donc bien changé ! Et quelque part, lorsque nous prenons en considération les changements de nos vies sociales, professionnelles… et leur effet dans le monde du travail comme dans nos propres vies personnelles, on peut se demander comment nous pouvons encore « rouler » sur une définition apparue en France dans les années 1900 ?

Un leader est aujourd’hui quelqu’un qui a la capacité de créer du leadership, autrement dit, de créer d’autres leaders.

Un leader est celui qui arrive à transmettre son savoir sans peur de perdre son propre pouvoir. Il aide en quelque sorte les autres à « partager le gâteau », sa stratégie étant de faire, avec les autres, le plus grand gâteau possible !

BayMKiMIUAA-bIp.jpg_largeLes leaders d’aujourd’hui sont ceux qui grandissent et qui font grandir les autres. Ils ont opéré un passage d’une conception du leadership guidée par le « tout pouvoir », à l’incarnation d’un leadership de partage et d’inspiration.

Quels sont les enjeux auxquels sont confrontés les leaders ? Ils doivent – nous devons – opérer le passage d’une conception du leadership guidée par le « tout pouvoir » vers l’incarnation d’un leadership de partage et d’inspiration. Que recherchons-nous tous si ce n’est à être plus heureux, et à accéder à une qualité de vie meilleure ? Notre qualité de vie dépend de la qualité de nos émotions. Les grands leaders sont donc aujourd’hui des communicateurs d’émotion. Ce sont des personnes qui savent communiquer avec émotion et parler avec leur cœur. C’est ainsi qu’ils arrivent à faire bouger les gens.

Leur facteur de réussite = leur capacité à faire passer leurs émotions. Autrement dit, à être en connexion avec eux-même et aligné

Les grands leaders ne se mesurent plus à leur QI (Quotient Intellectuel) mais à leur QE (Quotient Emotionnel). C’est ici que se fait toute la différence. Comment interpréter actuellement les récents résultats d’études sur les performances en entreprises qui constatent que « les entreprises dirigées par des femmes connaissent de plus forts taux de croissance et les nouvelles entreprises détenues par des femmes affichent de meilleurs scores en terme de créations d’emplois sur trois ans que celles détenues par des hommes (constat du rapport de l’OCDE sur les inégalités hommes-femmes) ».

N’y voyez aucun féminisme de ma part. Ce n’est pas l’objet de mon propos. Simplement les femmes ont des comportements plus enclin aujourd’hui à faire apparaître et exprimer leurs émotions. C’est pourquoi certains experts en concluent :

« Davantage de femmes dans la vie active doperaient la croissance selon certains experts, permettant une progression de 9,4 % du PIB français dans les vingt ans qui viennent » (voir l’article)

Vous l’aurez donc compris, le passage qui doit s’opérer sur nos conceptions du leadership renvoie à des enjeux majeurs, non seulement en termes de croissance personnelle et de qualité de vie mais aussi et surtout pour permettre de contribuer à mettre en place des conditions apaisées pour vivre avec et non plus contre les gens.

Je fais le voeu que cette (r)évolution dans la posture des leaders d’aujourd’hui et de demain – au sein de laquelle se trouve une partie des enjeux d’évolution de notre monde – puisse s’installer progressivement dans les consciences afin de permettre à tous les jeunes qui se sentent une âme de leader ou et à celles et ceux qui sont déjà engagé-e-s d’avancer dans le sens de l’humanité. Afin pour que le monde cesse de ramer à contre courant, que nous cessions les conflits et la recherche effrénée de domination sur les autres. Car, qu’on le veuille ou pas, cela ne sert plus à rien.