Personnellement j’ai longtemps ressenti cette sensation bizarre que « j’étais à côté de mes pompes, ou pas vraiment à ma place”…

Jusqu’au jour où je me suis rendue compte que finalement, c’était plutôt la société dans laquelle je vivais qui marchait à côté de ses pompes ! Avec ses conditionnements, ses idées reçues, ses croyances erronées, ses dogmes, ses abus de pouvoir, son matérialisme, sa consommation à outrance en échange d’un sentiment d’exister, son diktat de l’image médiatique, ses dérives managériales et politiques etc.

Le monde a évolué mais les structures qui nous enseignent et qui sont censées nous « guider » dans la vie sont totalement dépassées.

Face à ce constat, nous nous dirigeons à priori vers une scission de la population en deux catégories :

– Il y a les gens qui se sont mis en mode « pilote automatique » et qui n’ont pas forcément idée qu’ils peuvent créer le changement à partir d’eux-mêmes et de leur propre évolution (de mentalités, de croyances, de comportements, d’actions…). La plupart d’entre eux attendent en mode « semi-engourdi » le jour de la retraite en tentant de capitaliser au max et en se persuadant qu’ils profiteront de la vie dès ce 1er jour de leur retraite. Généralement ces gens se vivent comme des victimes de tout. Le problème vient souvent de l’extérieur.

– Et il y a ceux qui sont en recherche…  Ils cherchent souvent à comprendre ce qui les anime vraiment au plus profond d’eux sans arriver à mettre les mots justes. Ils ont comme un sentiment étrange qu’ils accumulent des expériences , des titres, des diplômes… sans véritablement arriver à réussir à se sentir pour autant épanouis personnellement, professionnellement, financièrement, spirituellement… C’est normal ! Ce sentiment de « pseudo pouvoir » sur leur vie est éphémère et ils le savent. Ils peuvent du coup être parfois assez mal-heureux dans cette situation pendant un temps sentant bien que « la vie ne peut pas se résumer à la « perdre » pour la « gagner ». Malheureusement un grand nombre attend trop souvent de suffisamment souffrir pour entendre leur besoin criant d’évoluer. Toutefois, ces crises de sens les dirigent doucement mais surement dans un changement profond de leur perception de la vie et dans un respect plus grand de leur énergie vitale. Certains décident même de changer totalement de vie pour – enfin – faire ce qui leur plait.

Le dénominateur commun

Le dénominateur commun à ces deux catégories de gens que nous représentons se trouve dans le fait qu’on ne nous a jamais appris à prendre soin de nous AVANT toute chose et de se donner l’autorisation de croire en nos rêves. On nous a enseigné que la vie était linéaire : un diplôme, un job, un  salaire, la sécurité avant tout, on se marie, on fait quelques enfants, on s’occupe des autres pour s’assurer une bonne morale et Hop, enfin la retraite pour profiter de la vie ! Voilà ce qui nous a été enseigné (dans les grandes lignes je le conçois).

Mais surtout, on ne nous a jamais dit qu’un monde émancipé existait et que nous avions le double des clés à l’intérieur de nous !

Alors si vous ressentez que vous êtes limité-e-s dans votre vie actuelle, ne serait-ce pas une invitation à élever votre niveau de conscience ? Regarder ailleurs, sortir de nos ornières peut permettre une ouverture salvatrice et libèratrice de nos propres idées reçues et croyances limitantes. Acquérir la capacité d’accepter ce qui est, c’est faire un premier pas en ayant le courage de reconsidérer notre propre perception de notre histoire personnelle.