Ala peur de la mort, j’entends plus fortement cet appel trépignant de la vie en moi et du profond désir de vivre et d’exister. L’aurais-je oublié ?

A la haine de l’autre, je choisis l’amour et je prends conscience que comme moi, les autres ont plus besoin d’être aimés que détestés, jalousés, reniés, moqués, rejetés.

A l’orgueil je choisis l’humilité, et je comprends que je peux être, moi-aussi, ce virus mortel pour l’autre.

Au sentiment de “toute puissance” ou face à mon acharnement pour tout contrôler, je lâche et je découvre que je suis aussi vulnérable que quiconque… C’est ici mon humanité qui se ré-éveille.

Au repli sur moi et à l’égoïsme, je redéploie mes propres capacités à protéger celles et ceux qui m’entourent et celles et ceux qui en ont le plus besoin et que je ne connais pas. Parce qu’à nouveau, dans le silence de ce confinement j’ouvre les yeux . Un miracle s’opère alors : je les vois et je lis en eux toute l’histoire de notre humanité.

Au rejet de la responsabilité sur les autres, j’accueille ma part. Je prends conscience que je n’étais plus vraiment maître de ma vie. Je me réappropie alors ma vie. J’en suis responsable à 100%.

A la déconnexion d’avec moi-même et les autres, je reconsidère la qualité de ma présence en conscience. Je déclare haut et fort : “Les ami.e.s, je suis bien là”.

Aux conflits intérieurs et extérieurs, je lâche prise de mon ego et re-découvre la puissance de la paix dans mon corps, dans mon coeur, dans ma tête. Mon âme peut alors enfin s’exprimer.

A la page blanche qui s’ouvre aujourd’hui devant moi, je saisie l’opportunité unique de ne plus jamais me noyer dans mes vieilles habitudes et mes pensées erronées. Je ne ferais certainement plus les choses comme avant. Rien ne sera d’ailleurs plus comme avant. Je choisis maintenant de rester dans le silence afin de pouvoir, enfin, écrire les premières lignes du livre de ma propre vie.