C’est toute la société d’une manière générale qui dysfonctionne.

Les dysfonctionnements des leaders sont à prendre de plus en plus au sérieux car les effets collatéraux sont inquiétants pour l’ensemble de la société et le devenir de nos démocraties.

Quelques indicateurs :

Au niveau politique :

  • Forte augmentation des partis extrêmes basés sur des idéologies de rejet et d’exclusion prônant la violence comme arme d’évolution.
  • Déconnexion des responsables politiques avec la population  
  • Montée en puissance à la tête de certains Etats de Dirigeants populistes, extrémistes voir “à risque”. Ce phénomène étant perçu comme le résultat de l’augmentation des scandales de corruption dans les milieux politiques de tous bords, ainsi que comme l’expression de la faillite des classes politiques.

Au niveau du travail :

Le monde évolue donc avec des indicateurs de dysfonctionnements qui peinent désormais à masquer les dérives provenant du “mal-à-être” généralisé des gens. Ce mal-à-être devient également de plus en plus poignant dans l’univers de nos leaders.

Une évolution sans précédent est entrain de s’opérer au niveau de la définition même de ce qu’est un « leader » dans le monde. Encourager les leaders à fonctionner à partir d’une meilleure connaissance d’eux-mêmes et de leurs savoirs-être représente une voie, parmi d’autres, d’ouverture et d’équilibre pour devenir nos meilleurs leaders pour demain.

Le monde a besoin de leaders bien-portants

Dans un contexte de forte accélération du changement, la société a encore plus besoin de ses leaders pour accompagner les changements en conscience, responsabilité et avec un autre état d’esprit. Mais le monde a surtout besoin de leaders politiques et économiques bien-portants émotionnellement.

Passer du leadership d’action à un leadership d’inspiration

La réponse attendue par la société face à nos leaders n’est plus dans leurs “savoirs-faire” mais dans leurs savoirs-être » des leaders au 21ème siècle.

Le besoin est aujourd’hui de retrouver de la confiance, de la sécurité et de la sérénité. Pour cela, les leaders ont besoin d’évoluer pour interagir efficacement avec le monde. Certains expriment eux-mêmes un besoin grandissant d’apaisement, de réconciliation. Mais là où il y a confusion c’est que cette réconciliation est toujours chercher à l’extérieur : dans les actions ou dans des « choses à faire ». Alors qu’elle ne peut provenir que de l’intérieur : dans leurs postures et ce qu’ils sont.

Être un leader aujourd’hui ou le devenir n’est pas anodin

La manière d’investir son « pouvoir/leadership » aux bénéfices des autres et sur la société dans son ensemble est l’un des enjeux de société majeur aujourd’hui. Les conséquences au sein des organisations, des entreprises et face à la manière dont nous sommes « gouvernés » ainsi que la destinée que nous souhaitons donner à l’avenir de nos sociétés restent au cœur de ces prérogatives.

Un nombre de plus en plus important de mouvements et/ou contre-pouvoirs “citoyens” émergent en écho direct aux effets de l’absentéisme de leadership cohérents à la tête de nos organisations politiques et économiques actuelles.

Comment créer une alternative pour sortir des conflits et de la dualité, si ce n’est en ouvrant des voies pour qu’émergent des leaders différents ? Et pour commencer comment répondre à l’urgence du besoin des leaders actuels d’être  bien dans leur propre vie ? La qualité de leurs comportements, de leurs choix et de leurs actions impactent l’ensemble des personnes de leur entourage, les résultats des politiques menées, la pertinence de leurs actions, leur capacité à fédérer, à développer de grands projets, à gérer les crises et à générer de la richesse et de l’équité.  

Le bonheur permet un meilleur fonctionnement de l’individu dans ses activités et son environnement, lequel finit généralement par être couronné de succès

Un certain nombre de scientifiques ont pu observer la multitude des bienfaits du bonheur sur les gens :

  • le succès professionnel : les salariés heureux sont plus productifs, mieux évalués par leurs supérieurs, ils gagnent davantage (y compris plusieurs années plus tard) et retrouvent plus facilement un emploi lorsqu’ils connaissent un épisode de chômage ;
  • le succès sentimental : les gens heureux ont plus de chances de se marier et, une fois mariés, moins de chances de divorcer ;
  • les performances sexuelles : les gens heureux ont plus de rapports sexuels et sont plus fertiles ;
  • de meilleures relations sociales : les gens heureux sont plus appréciés par leurs connaissances ;
  • une santé physique supérieure : les personnes heureuses affichent une meilleure réponse immunitaire aux infections, une moindre réponse inflammatoire et une fréquence plus faible de maladies cardio-vasculaires ;
  • une santé mentale également supérieure : les gens heureux ont moins de risques de connaître une dépression ;
  • une plus grande résilience : les gens heureux se remettent plus vite des accidents de la vie ;
  • des niveaux de stress et d’anxiété plus faibles ;
  • une mortalité plus faible aux différents âges ;
  • une espérance de vie plus longue.

Alors pourquoi ne pas se lancer dans la quête du bonheur d’être un leader ?!

Rester « sains et sereins », bien dans son “état d’être” (équilibre tête-corps-coeur) deviendrait-elle une alternative aux dysfonctionnements des leaders en même temps qu’une nécessité vitale pour le bon fonctionnement de nos entreprises et nos institutions ? Non seulement pour les leaders mais aussi et surtout pour engendrer une évolution positive sur le monde de manière générale et sur la vie quotidienne des gens de manière particulière.

Cette démarche permettrait de rester connecté au sens de ses actions, d’agir en conscience, avec simplicité et cohérence dans une période où nombre de nos leaders souffrent d’une forte déconnexion à eux-mêmes. Déconnexion qui se répercute dans leurs liens avec le monde extérieur.

Une invitation à ÊTRE plutôt qu’à s’épuiser pour tenter de PARAÎTRE

Quel serait le 1er pas ?

Des réponses peuvent être apportées pour accompagner l’accélération des changements qui génèrent la perte généralisée des repères actuels corrélatif à l’usure de nos vieux schémas de pensées. Leaders fortement déconnectés de certaines réalités ; citoyens en souffrance, persuadés que leur malheur ne provient que de l’extérieur…. Ces constats nous invitent à une nécessaire évolution de nos modes de pensées et d’agir, en cessant, tout d’abord, de se faire croire qu’être “des victimes” est notre destinée.

Nous sommes à 100% responsable de la vie que nous avons/menons

Comment interagir dans ce « nouveau monde » si ce n’est en acceptant l’évidence que nous sommes responsable à 100% des résultats que nous obtenons dans notre vie ?

Il apparaît presque urgent que nous nous engagions avec honnêteté et humilité dans un processus d’évolution de conscience et de croissance personnelle pour faire face aux responsabilités auxquelles le “nouveau monde” nous invite à faire face avec agilité.

Plutôt que de craindre de se remettre en cause, pourquoi ne pas chercher à mieux se comprendre et s’appréhender ?!  

Une chose est certaine. Un tournant est en train d’être pris par une partie de la population à l’échelle de l’humanité. Aussi, si nous prenons pas ce tournant en même temps, la déconnexion ne sera que plus fatale, et le risque pour les démocraties encore plus prononcé.